Crises
de panique!!!
Par
Daniel Lambert, psychologue
1.
Est-ce que je souffre de crises de panique?
Qu'est-ce
qu'une attaque de panique ?
n.b. Un bon diagnostique
passe nécessairement par une consultation avec un professionnel
(psychologue, psychiatre).
2.
Quoi faire?
Typiquement, on perçoit
des changements physiques, on les interprète et cette interprétation
intensifie les réactions physiques - amenant une crise de panique.
Deux choix :
-
Mieux contrôler nos changements
physiques
-
Interpréter les changements
physiques de façon à ne plus les intensifier.
Pour se donner plus de chances,
on travaille souvent sur les deux aspects.
Donc :
2.1
Pour mieux contrôler nos changements physiques
-
Apprendre à reconnaître
les premiers signes physiques (étourdissement, palpitation, souffler
coupé, etc.) et psychologiques (nos interprétations) d'une
crise possible et :
-
Mieux respirer, détendre
nos muscles.
Comment?
-
Relaxation : Seul, dans
environnement sans interruption, contracter et détendre mains, bras,
épaules, front, yeux - Pour apprendre à reconnaître
la différence entre la "tension" et la "relaxation" et pouvoir passer
de l'un à l'autre de plus en plus rapidement.
-
Mieux respirer : Placer
la main sur le ventre. Inspirer lentement par le nez, à partir
du ventre jusqu'à la poitrine, puis expirer lentement par la bouche,
en vidant la poitrine en premier, jusqu'au ventre en dernier. Compter chaque
respiration (tient l'esprit centré sur cette tâche plutôt
que sur des pensées stressantes...).
Une fois que nous pouvons nous détendre
plus rapidement et mieux respirer de façon plus automatique...
-
Visualisation : Y aller
de façon graduelle.
-
Faire nos exercices de relaxation
et de respiration en pensant mentalement à une situation stressante
- Quand on sent le stress monter, on se concentre à nouveau sur
notre respiration et la détente de nos muscles tendus et on se visualise
vivre cette situation avec confiance, succès (Les athlètes
olympiques utilisent beaucoup la visualisation pour améliorer leur
performances, pourquoi pas nous?).
-
Lorsque la situation imaginée
mentalement ne nous stresse plus, ou que nous nous sentons parfaitement
confiant de pouvoir contrôler ce stress et revenir à la détente,
on peut imaginer une situation un peu plus stressante.
-
On finira par se placer volontairement
dans une situation qui nous stresse (on ne l'imagine plus, on la vie vraiment).
On commence par une situation stressante oui, mais pas trop, puis on gradue
vers des situations réelles de plus en plus stressantes. L'objectif
est de pouvoir jouir de la vie comme avant et ne plus s'empêcher
certaines activités de peur d'avoir une crise de panique.
2.2
Ne pas oublier nos interprétations!
Tout au long de nos exercices
de visualisation, en plus de contrôler nos changements physiques,
il est utile, voir nécessaire de mettre à l'épreuve
notre façon d'interpréter ces changements. Pour ce
faire, nous pouvons nous demander si ce que nous pensons repose vraiment
sur des faits objectifs, nous demander s'il serait possible de voir les
choses différemment, s'il n'existerait pas une façon de voir
qui soit plus réaliste, plus utile.
Nous avons souvent de la
difficulté à nous convaincre que notre façon de voir
les choses nous nuit, et encore plus de difficulté à changer
nos perceptions. Après tout, si nous voyons les choses comme
nous les voyons, c'est que nous croyons qu'elles (les choses) sont réellement
comme nous les voyons... Pour ce, le travail sur nos pensées
sera beaucoup plus efficace lorsque supervisé par un professionnel
compétent.
D'autres
informations sur d'autres problèmes :
Qu'est-ce
que l'agoraphobie ?
Qu'est-ce
que l'anxiété généralisée ?
Comment
contrôler une crise de panique ou d'anxiété ? |